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jeudi, 21 février 2008

INTO THE WILD : Happiness only real when shared .

 

Si je connaissais l’acteur Sean Penn, je n’avais pas vu ses précédentes réalisations basées souvent sur un personnage qui poursuit un but. C’est encore le cas avec ce quatrième film dédié à celui qui a inspiré le film : Christopher McCandless.

 

 

En 1990, ce jeune diplômé , ce brillant étudiant va arrêter sa scolarité à Harvard pour tout quitter et vivre son rêve, son aventure, sa recherche de liberté, de vérité avec au bout du voyage, les conséquences à en subir.

 

D’emblée, on perçoit ce qui a plu au réalisateur, qui pendant la longue durée du film (presque 2h30 – la tendance se poursuit) va nous plonger dans une ambiance  70’, au milieu de milieux décalés, un road movie qui s’apparente à une découverte du territoire mais surtout à une recherche de soi.

Car ce jeune homme si sensible a subi – comme sa sœur, souvent entendue en voix off – pendant son enfance le traumatisme du couple de leurs parents vivant sur le mode du conflit reporté en responsabilités sur leurs enfants. Ce trauma sera amplifié par la révélation qu’ils sont des  « bâtards » (sic) car ses parents ne sont pas mariés, le père lui l’étant toujours d'une première union et ayant même eu un fils qu’il a toujours  refusé de voir.

 

C’est sur ce thème que repose la force et la faiblesse du film. La force parce que Christopher ne veut pas de ces sentiers qui lui sont tracés, il veut du vrai, partir vers « la frontière » (on pense à DANSE AVEC LES LOUPS) qui pour lui a pour appellation l’Alaska.

Il abandonne tout : études, bourse (24 000 $ versés à Oxfam pour la lutte contre la faim), billets qu’il brûle, papier d’identité qu’il découpe. Partir à zéro, vierge dans sa tête.

 

Faiblesse, car cela a un côté non pas enfant gâté mais enfant perturbé qui dans la solitude va trouver ou vouloir tendre à la sagesse. Il y aurait beaucoup de candidats potentiels.

La mise en scène va accentuer cette touche amateur : tout ou presque va nous être montrer avec les différents mouvements de caméra, de jeux de lumière, de style et de lenteur dans le déroulement de l’histoire. On se rappelle que Sean Penn a été acteur dans LA LIGNE ROUGE et on retrouve ce rapport avec la Nature mais en moins réussi et habité sans oublier le catalogue de faune : poisson, baleine, oiseaux, loups, élan … et même un ours !

 

Les rencontres que va faire Christopher – qui garde son prénom mais prend comme nom SUPERTRAMP (vagabond) – font écho à ce qu’il peut faire vivre à ses parents. Il ne leur donnera jamais de nouvelles. Ambiance hippie, naissance de ce qui aurait pu être une idylle, fils de substitution, rencontres avec le monde ouvrier tout va concourir à des pensées positives comme par exemple « ce n’est pas important d’être fort mais de se sentir fort ».

 

ar comme Thimothy Treatwell (voir critique GRIZZLY MAN), la nature va piéger Christopher, comme il va l’écrire dans son cahier intime. La nature est sauvage, c’est d’ailleurs la traduction du titre du film.  Le film reste touchant de par son personnage qui nous montre que sortir d’un schéma formaté est possible, le rêve américain. Le film se termine par un photo autoportrait du vrai Christopher juste avant qu’il n’écrive : « le bonheur ne vaut que s’il est partagé ». Cela résume bien le cœur du film : un idée simple, forte dans son application mais qui sonne aussi comme un slogan publicitaire.

[SOURCE: LASTDAYS BLOG] 

 
 

D'après une histoire vraie

Christopher McCandless a réellement vécu. Son histoire a même inspiré le livre Voyage au bout de la solitude écrit par le journaliste américain Jon Krakauer et sur lequel Sean Penn s'est basé pour réalisé Into The Wild. Dans le livre, Krakauer décrit la personalité complexe du jeune aventurier, à la fois sociable et solitaire.
Après avoir obtenu son diplome universitaire en 1990, Christopher McCandless quitte sa famille et sa région pour une gigantesque aventure solitaire. McCandless sillone les régions les plus sauvages de l'amérique mais son périple s'achève de manière dramatique. Christopher McCandless meurt de malnutrition en Alaska. Son corps est retrouvé le 6 septembre 1992.


Eddie Vedder récompensé

Eddie Vedder, chanteur du groupe Pearl Jam et comppositeur de la bande originale du film, a décroché le Golden Globe 2008 de la Meilleurs chanson.

 

 

AVIS PERSO : BONHEUR , LIBERTé TOTALE .... Un des meillleurs films Que j'ai eu l'ocasion de voir ! A ne pas rater ... 

 

samedi, 16 février 2008

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